Les enjeux du diagnostic (épisode 2): diagnostiquer ou ne pas diagnostiquer?
- Alexandra Regenet
- 31 juil. 2025
- 2 min de lecture

« Je ne suis pas cassé, je n’ai pas besoin d’être réparé, d’accord ? Je suis moi ! » Ian Gallagher, Shameless
🧭 Dans la série Shameless, Ian refuse longtemps l’idée qu’il pourrait être bipolaire.
Il sent bien que quelque chose le dépasse: des phases d’euphorie, des comportements impulsifs, une énergie incontrôlable,…
Mais l’idée d’un diagnostic, pour lui, c’est trop.
Trop lourd. Trop définitif. Trop différent de lui et de ce qu’il se représente de ce trouble. Il a peur d’être réduit à un mot. D’être vu comme "un problème à réparer".
Et pourtant, ce diagnostic est aussi le début d’un chemin vers plus de compréhension et vers une stabilité qu’il ne pensait pas possible.
Ce tiraillement, je le retrouve souvent dans les ateliers que j’anime et je l’ai choisi comme 2e épisode de ma série LinkedIn de l’été sur les enjeux du diagnostic.
📍 Épisode 2 : diagnostiquer ou ne pas diagnostiquer?
Le diagnostic peut être un point d’appui solide pour avancer, se comprendre, accéder à un accompagnement adapté. Il peut aider l’entourage à accepter, s’adapter, soutenir.
Mais il peut aussi être vécu comme une menace pour l’identité, comme une étiquette enfermante, comme le brouillage des projections futures, comme une raison d’être rejeté.
C’est rarement tout blanc ou tout noir, c’est souvent les deux à la fois. Avoir des représentations justes et nuancées à l’écran permettrait de faciliter le repérage et l’acceptation du diagnostic.
💬 Et vous, ça vous parle cette ambivalence?
👉 Prochain post : la réaction de l’entourage, et son impact profond, souvent sous-estimé.
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